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    Après une campagne xénophobe, raciste et sexiste, le candidat républicain a été élu à la présidence.

    Un milliardaire, ne payant pas d'impôts depuis de nombreuses années, a pu s'ériger en candidat anti-système et porte-voix des millions d'américain-e-s déclassé-e-s victimes de la crise et des inégalités. C'est dire si le désarroi est fort !

    Les femmes, les afro-américains, les latinos, les musulmans et les immigrés ont tout à craindre d'un président qui traine dans ses bagages les conservateurs les plus réactionnaires et les sectes les plus dangereuses comme le KKK qui a refait surface.

    Avec D. Trump, les entreprises et les couches privilégiées vont pouvoir bénéficier d'une réduction de leur imposition. Les timides avancées de la présidence Obama sont condamnées. La situation va empirer pour tous ceux et toutes celles qui souffrent de la mondialisation capitaliste et des oppressions.

    Quant au réchauffement climatique et à la défense de l'environnement, le nouveau président s'assoit dessus.

    Celui qui veut une « Grande Amérique » prend place dans la galerie des pouvoirs populistes et autoritaires aux côtés des Poutine, Orban, Erdogan notamment.

    Marine Le Pen et le Front national ne cachent pas leur satisfaction en pensant à la présidentielle de 2017.

    Plus que jamais, affirmons la solidarité internationale avec les luttes des noirs américains contre les meurtres commis par les policiers, pour les droits des femmes, pour la défense du droit à la santé pour tous quel que soit ses moyens.

    Aux USA, comme en Europe, les privilèges des propriétaires des multinationales, leurs pouvoirs sur toutes les institutions doivent être combattues sans relâche. Mais les primaires démocrates ont barré la route à l'alternative défendue par B. Sanders.

    Redoubler d'énergie pour offrir maintenant une perspective de rupture avec les politiques libérales et liberticides d'hier et d'aujourd'hui, une perspective porteuse d'émancipation capable d'unir tous ceux et toutes celles qui souffrent de la mondialisation capitaliste et des oppressions, qui ne veulent plus de cette société inégalitaire porteuse de chômage et de précarité.

    Le 9 novembre 2016.

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  • Le mouvement « Ensemble ! » appelle à participer aux manifestations et marches organisées le samedi 24 septembre 2016 autour de l’appel « En marche pour la paix – Stop à la guerre – Stop les violences, pour exprimer notre volonté de vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité ».

    ( http://www.mvtpaix.org/wordpress/le-24-septembre-en-marche-pour-la-paix/ )

    Les guerres, les moyens de guerres, les discours de guerre ne cessent de se développer, tandis qu’augmentent les dépenses mondiales d’armement : 1773 milliards en 2015, au regard des 8,7 milliards pour les opérations de paix de l’ONU, ou des 353 millions qui manquent au Programme Alimentaire Mondial pour venir en aide aux réfugiés.

    Autant de raison de se révolter, d’agir et de mobiliser nos concitoyens.
    Surtout dans un pays comme la France : au lieu de sortir de l’OTAN, elle s’intègre encore plus dans cette organisation issue de la « guerre froide » qui pousse ses membres à augmenter leurs dépenses militaires, celles de la France figurant à la 5° place mondiale derrière les Etats-Unis, le Chine, la Russie et l’Arabie saoudite. Troisième exportatrice d’armes dans le monde, ses gouvernements pratiquent les ventes d’armes et la présence militaire comme politique étrangère : soutien à des régimes non-démocratiques, ses principaux clients du Moyen Orient, (Arabie Saoudite, Qatar, Egypte), interventionnisme unilatéral et déploiement de 7000 militaires en permanence sur le continent africain.

    Au lieu de développer les investissements vers des productions utiles à la société et à l'environnement, au lieu d’en finir avec une austérité qui pèse sur les services publics et les salariés, le gouvernement augmente le budget militaire et engloutit des milliards dans une course aux armements dangereuse.

    Dernier exemple qui illustre l’absence totale de démocratie quand il s’agit de politique militaire : le gouvernement français, en ce mois de septembre 2016, a décidé de doubler le budget de l’armement nucléaire pour les 20 prochaines années jusqu’à atteindre 6 milliards par an, et ce en dehors de tout débat parlementaire.

    Il est temps que les citoyens s’en mêlent, que la gauche de transformation sociale réinvestisse le terrain d’une lutte pour une politique de désarmement, inséparable de celle pour un monde plus juste et plus sûr.

    Il faut promouvoir une autre politique que la course aux profits et aux armes :

    - réduire les budgets et les ventes d’armes

    -engager la France dans une dynamique internationale de désarmement nucléaire international, y compris en prenant des initiatives unilatérales

    - développer des politiques de protection des populations (lutter contre l'utilisation du viol comme arme de guerre, interdire les mines anti personnel et les armes chimiques et bactériologiques), à commencer par une politique d'accueil et de protection des réfugiés, à un moment où l'Europe se barricade derrière ses barbelés.

    – ouvrir une nouvelle ère pour sortir des rapports de marchandisation et promouvoir des rapports de solidarité et de coopération dans le monde, engager des politiques étrangères de résolution politique des conflits et de protection des populations, pour tarir la source de la multiplication des zones de conflits qui alimentent les groupes terroristes.

    C’est le sens de notre participation aux marches du 24 septembre, aux côtés de tout.e.s les citoyen.ne.s, toutes les associations et organisations qui aspirent à un monde de justice et de paix.

    A Paris, 15 h. place de la République et dans 17 autres pôles régionaux.

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  • L'Union Européenne craque de partout. Des années de traités ultra-libéraux, de déni de la volonté des peuples, à laquelle s’est ajouté l'incapacité de faire face dignement à l'accueil des réfugiés, mènent à son éclatement. 

    Une majorité d'électeurs britanniques ont choisi d'en sortir. Un vote dominé par une réaction nationaliste et xénophobe en Angleterre, marqué par la violente campagne d’une droite extrême menée contre les réfugiés et les immigrés. Mais c’est aussi, dans une partie de l’électorat populaire, un vote de refus d'une Union Européenne qui aggrave les politiques libérales au lieu de protéger les salariés et les privés d'emploi. 

    Le carcan de l'Europe des traités cède sous des pressions contradictoires, vers la droite ou vers la gauche. 

    Hier l'Autriche a failli élire un président d'extrême-droite. Avant hier, la volonté du peuple grec de sortir de l'austérité, exprimée aux élections et par un autre referendum, a été écrasée par un coup d'état financier des dirigeants de l'UE pour imposer par la force le modèle unique austéritaire. Bien avant, d'autres referendums, au Danemark, en Irlande, et notamment en France, où dominait le refus que l'ultralibéralisme soient inscrits dans le traité constitutionnel européen, ont été bafoués par les gouvernants qui se sont succédés ; notamment par François Hollande, qui a commencé son règne par la ratification du traité TSCG Merkel/Sarkozy, et en a fait découler toute sa politique. 

    Toutes ces politiques ont miné le projet d'une Europe unie. 

    Il n' y a pas d'autres issues qu'une refondation complète, un processus constituant pour une Europe reconstruite sur d’autres bases. Ni le retour aux replis nationalistes, ni la fuite en avant en conservant les mêmes traités, ne peuvent permettre de sortir de l’impasse. Ils impliqueraient encore plus d'austérité et encore moins de démocratie, moins d’égalité, moins de solidarité. C’est pourtant ce qu’envisagent aujourd'hui les dirigeants britanniques et européens face à la crise financière et économique qui s'annonce après ce « Brexit ». 

    Avec les mouvements sociaux, syndicaux, antiracistes, avec toutes les forces de la gauche et de l'écologie, en France comme en Europe,  qui refusent le vieux modèle austéritaire et autoritaire qui a fait faillite, il est urgent de construire le front le plus large autour d’une alternative européenne, pour : 

                * Sortir des traités et refonder une Europe des peuples et des droits sociaux et écologiques 

                *Exiger la démission de la Commission européenne, qui a perdu toute légitimité, issue de négociations entre gouvernements et non de choix démocratiques.

                *Refonder une Europe solidaire, protégeant tous les européens exclus des richesses du continent, et accueillant dignement ceux qui fuient les guerres et la misère, plutôt qu’un renforcement des barrières aux frontières. 

    Changer d’Europe, cela commence d’abord en France par l’abandon la loi Travail, « et son monde », rejetée par le peuple français, qui fait partie des «réformes » explicitement négociée dans la commission européenne pour aligner les standards sociaux vers le plus bas. 

    Il faut tourner le dos aux politiques de cette Union Européenne, pour redonner vie à l'espoir d'une autre Europe unie et démocratique.

    Le 25 juin 2016.

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    Turquie : le coup d’Etat d’Erdogan et ses conséquencesLa Turquie vient de franchir une nouvelle étape dans la transformation de son régime. Le parlement vient de voter une modification de la constitution qui constitue la première étape de l’exclusion des députés HDP (Parti Démocratique des Peuples composé du mouvement kurde, gauche radicale, courants démocrates…) figurant sur la photo illustrant cet article et leurs condamnations. En effet, la majorité qualifiée des deux-tiers a voté l’article provisoire numéro 20 de la constitution levant l’immunité parlementaire des députés poursuivis en justice au moment du vote. Ce caractère « provisoire » est absolument crucial : il ne s’agit pas de la fin du principe des immunités parlementaires, seuls sont visés les députés faisant actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Les députés dans ce cas ne sont pas seulement membres du HDP (51 sur les 137 députés concernés au total) mais il s’agit du parti le plus touché (Sur les 667 procédures judiciaires en cours 405 portent sur 51 députés HDP sur un total de 58 députés de ce parti). Surtout, Erdogan et le gouvernement ne font pas mystère que la procédure vise à exclure les députés HDP du parlement et à les faire condamner.

     

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  • Brésil : soutien aux mobilisationsCommuniqué de Ensemble!

    Les secteurs les plus conservateurs de la société brésilienne ont remporté une victoire. Le Parlement et le Sénat ont voté la destitution de la présidente Dilma Rousseff pour six mois au mépris de la Constitution, alors qu’aucune preuve de « crime  de responsabilité » n’a été apportée.

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  • Nouvelles élections et nouvel espoir dans l’Etat espagnolLes élections générales du 20 décembre 2015 ont confirmé les données essentielles de la situation politique espagnole et, en particulier, la crise majeure du régime issue de la Transition de 1978 négociée après la mort de Franco.

    Le bipartisme est fini ! Que ce soit le PP, parti de la droite postfranquiste, ou que ce soit le PSOE, aucun de ces partis n’a la majorité et le nombre de députés suffisants pour constituer un gouvernement. Une époque est révolue, de nouveaux partis ont émergé comme Podemos ou Ciudadanos. La question des alliances est devenue centrale pour la constitution d’un gouvernement.

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  • Campagne Sanders : un tournantLes primaires de l’Indiana, du 3 mai 2016, auraient dû, à en croire les sondages, marquer la fin de la campagne de Bernie Sanders et consacrer, avant la convention démocrate de juillet, Hillary Clinton candidate du parti contre Donald Trump. Mais les choses ne sont pas si simples.

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  • Le Brésil à l'heure de l’« impeachment »Le vote à la Chambre des députés le 17 avril, qui a approuvé l'installation du processus de destitution de Dilma, a été un théâtre d'horreurs. Il a révélé ce que nous soupçonnions déjà : le Parlement brésilien est, en fait, composé de ce qu'il y a de plus fondamentaliste, de plus dépolitisé, conservateur, raciste, misogyne et illégitime, comme cela n’a jamais existé jusque là dans l'histoire de cette maison. Les députées et députés se succédèrent dans leurs déclarations de vote dédiées « à Dieu, à la famille, aux enfants, à mon pays... » et la pire des déclarations a été émise par le député Jair Bolsonaro, qui a dédié son vote au colonel Ustra, un des principaux tortionnaires et assassins de la dictature militaire, qui a torturé la Présidente Dilma Rousseff, lorsqu'elle a été piégée dans les caves de ce régime d'exception, dans lequels des centaines de militants politiques ont été assassinés.

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  • Valls en Kanaky...Parti de France le 28 avril, Valls fera escale en Kanaky. Pour la France, puissance coloniale, ce territoire s’appelle Nouvelle Calédonie, nom que lui avait donné l’Anglais James Cook, premier occidental à y accoster en 1774.

    Valls se rendra ensuite en Nouvelle Zélande. Il ne sera plus sur l’île le 5 mai, pour le 28ième anniversaire du massacre d’Ouvéa, où dix-neuf kanaks furent assassinés par les soldats français lors de l’assaut de la grotte où s’étaient réfugiés des indépendantistes qui avaient pris en otage des gendarmes de l’île.

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  • Syrie : comment sortir du cauchemar ?La guerre de Syrie est, à proprement parler, une tragédie humaine et politique. Une tragédie dont les syriens se retrouvent être otages d'intérêts qui leur sont étrangers. Une guerre inter-impérialiste par procuration, dans une mêlée sanglante inter-communautaire où l'on est bien en peine de trouver le « bon côté » à soutenir.

    A l'origine, une révolte populaire menée par les Frères Musulmans écrasée dans le sang, qui tourne en 3 mois à la guerre civile.  

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