• Manif interdite : une grave atteinte aux libertés

    La préfecture de police vient d'interdire la manifestation du 23 juin, à Paris, contre la loi Travail, appelée par sept organisations syndicales. 

    La préfecture et le gouvernement voulaient cantonner les manifestant-e-s à un rassemblement statique. A juste titre, l'intersyndicale l'a refusé et a proposé des parcours alternatifs. En pure perte. Cette décision est une forfaiture, une atteinte intolérable à la démocratie, aux libertés publiques, à la liberté syndicale, aux principes constitutionnels fondamentaux. 

    Elle exige une riposte immédiate de toutes les forces démocratiques de ce pays, une désobéissance massive et collective  de tous les citoyens-nes, une protestation dans tous le pays.

    Ce gouvernement Hollande/Valls a les agissements d'un gouvernement de droite. Toute personne attachée aux valeurs de gauche et de liberté devrait se désolidariser immédiatement de cette interdiction. Hollande, Valls, toutes celles et tous ceux qui les soutiennent ne sont en aucun cas des représentants de gauche.

    Cette atteinte à la démocratie se rajoute au refus de céder aux exigences d’un mouvement populaire pourtant soutenu par plus de 60% de la population. Il s'entête à faire passer une loi Travail qui n’a de majorité ni dans le pays, ni à l’Assemblée nationale.

    Elle renforce la nécessité pour tous ceux, toutes celles qui se réclament d’une gauche véritable d’ empêcher le vote de cette loi, et si le gouvernement utilise à nouveau l’article 49.3 début juillet, d’y opposer une motion de censure tant ce gouvernement est illégitime et ne se maintient que par la force.

    « Ensemble! » propose à toutes celles et tous ceux qui résistent à cette décision, à toutes les forces de gauche, écologistes,  démocratiques, aux personnalité-e-s du monde de la culture, y compris aux socialistes attachés au respect des libertés publiques, de manifester tous-tes uni-e-s le 23 juin.

    Le 22 juin 2016

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